Déjeûner chez Etude – Janvier 2019

Pour ce retour actif sur le blog (j’y crois, j’y crois), je me disais que plutôt que de faire un voyage autour du duty-free de Roissy-Charles de Gaulle, j’allais plutôt me laisser aller à parler de mes derniers restaurants.

Car oui en 2019, j’ai décidé de me réinvestir davantage dans la cuisine contemporaine et de me reconnecter avec la créativité culinaire.

C’est ce qui m’a décidé à aller déjeûner chez Etude le 31 janvier 2019.

Etude, Etude, mais c’est quoi? 

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a une tendance de fond à ouvrir des restaurants à Paris avec pour nom des concepts très simples sans articles pour créer un peu de poésie et de mystère.

Nous avons dans cette famille Encore, Table, ou encore Etudes (il y en a d’autres, c’est simplement que je les ai oubliés).

Etudes est donc le restaurant de Keisuke Yamagishi, un jeune chef japonais qui a commencé sa carrière à Tokyo, qui a ouvert son premier restaurant fin 2013.

Il est selon son propre site opiniâtre ou tout du moins il témoigne dans sa cuisine d’une créativité nourrie par l’opiniâtre recherche de l’accord parfait inspirée par les Etudes de Chopin d’où il tire le nom de son restaurant.

 

C’est bon d’écrire tout ça je trouve, pas forcément très adapté mais plutôt joli.

 

Personnellement, je ne suis pas un grand fan de Chopin et encore moins de ses Etudes mais bon, comme dirait mon ami hervé, je suis d’une inculture crasse et j’ai une mauvaise oreille donc je n’en dis pas plus.

 

Le restaurant est situé près du métro Boissières entre l’Arc de Triomphe et la place du Trocadéro à Paris donc c’est assez pratique pour s’y rendre.

L’établissement se trouve néanmoins dans une rue parallèle à l’Avenue Kleber, une petite rue sans âme ni grande personnalité, ce qui n’est, en rien, arrangé par la devanture du restaurant qui ressemble un peu à une entrée de production de films pornographiques.

 

Pas très engageant tout ça…

 

Si vous vous étiez dits « voilà la rue, je vais bien trouver le restaurant », il y a des chances pour que vous ne trouviez pas Etudes, donc rappelez de ces informations: 16, Rue du Bouquet de Longchamp.

 

 

Etude, Etude, mais pourquoi? 

J’avoue, je suis une victime de notre société du spectacle, je ne me suis rappelé d’Etude qu’après son arrivée dans le palmarès Michelin et l’obtention de son premier macaron.

Par ailleurs, en me renseignant, j’ai vu qu’ils avaient un Menu vegan appelé Symphonie et que le chef était japonais donc deux raisons de plus de me donner envie d’y aller (avouons que la cuisine française faite par des Japonais est souvent un petit bijou de précision et de goût et j’essaie de manger végétarien le plus possible).

Ni une ni deux, quand la blogueuse influente Sophie m’a proposé d’aller déjeûner ensemble, je lui ai répondu que si elle avait un peu de budget, je savais où nous pourrions aller.

 

Nous voici donc partis, après une petite réservation sur la Fourchette (je ne sais pas si, un jour j’aurai suffisamment de Yums pour gagner une petite réduction mais bon, si je n’essaie pas, je ne le saurai jamais) manger un menu Symphonie à 45€ (que légumes et en fait vegan et sans gluten) et un menu normal à 45€.

Si vous voulez davantage de photos du menu classique, je ne peux que vous conseiller de suivre Sophie sur Instagram.

 

Vite vite, le Menu Symphonie chez Etude

Nous avons pris un vin au verre, un Sancerre excellente à 14€ le verre (on ne se refuse rien entre personnes de bonne compagnie).

Assez classiquement, on commence par un amuse-bouche: Patate douce japonaise violette avec émulsion de cassis et herbes d’huîtres.

Pas mal mais c’est pas de bol, je n’aime pas le goût iodé (on verra que c’est vraiment pas de bol par la suite) donc la feuille avec goût d’huîtres, ça fait longtemps que ça ne m’amuse plus. Pour le reste, es couleurs étaient très jolies, le goût était un peu fade mais rien à dire.

 

Alors l’entrée est venue rapidement, accompagnée d’une petite brioche aux cacahuètes (car sans gluten) avec un crème de noix de cajou (les deux vraiment très bon). Il s’est agit de loin du plat le plus impressionnant du menu, des salsifis en trois façons avec une crème de mandarine.

j’avoue que je n’avais mangé à l’époque des salsifis que deux fois, une fois à la cantine de l’entreprise donc goût inexstant et la semaine d’avant à la Table d’Eugène, un restaurant 1 étoile Michelin près de Marcadet dans le 18ème.

Néanmoins, je n’identifie toujours pas le goût (ni la texture d’ailleurs), même après celui-là.

Pourtant c’était magnifique, ces textures de chips puis de salsifis frits et de purée, vraiment du grand art.

C’était beau, généreux et poétique.

La vaisselle est également très belle

 

Deuxième entrée, malheureusement, ça se gâte un peu.

Est arrivé un risotto avec du riz clairement pas assez cuit avec des algues nori fraîches, du brocoli et de l’oxalis (apparemment ça pousse comme du chien-dent).

Bon là, entre le goût iodé de l’algue nori, le riz pas cuit et le reste, OK, ça a goût de la cuisine japonaise mais globalement, c’est pas bon.

Pas bon mais au moins avec des petits coeurs <3

 

Le plat principal ensuite annoncé comme « faites attention c’est le plat principal » (c’était presque comique):

Daikon genre braisé sur un lit de poireaux avec une sauce à je ne me souviens déjà plus quoi.

Pas de chance pour moi, en face, le Saint Pierre à la sauce aux bulots avait l’air magnifique (qui faisait suite à de sbulots avec de la boutargue qui ressemblait à de la diahrrée beigeasse) donc même si l’assiette est plutôt bien construite, le goût n’était pas non plus extraordinaire. Bien mais sans plus.

 

Niveau dessert, honnêtement c’est très joli mais je trouve que ça n’a aucune spécificité. Donc on est sur du chocolat travaillé en deux façons, la première sur un hommage à St Domingue donc avec de la banane: bien mais déjà oublié.

 

Le deuxième dessert genre des makis de chocolat avec de la pistache.

Jolis aussi mais déjà oubliés.

 

Etude, faut-il y aller? 

Bon, je me dis qu’Etude est une cuisine de saison et qu’au plein mois de janvier, la cuisine de saison c’est forcément de la patae douce, des poireaux, du céleri, etc. des choses sympathiques mais difficiles à utiliser pour faire qqch de mémorable.

Après, c’est vrai qu’il est japonais donc on reste sur un travail de fusion joli et maîtrisé.

Tout ça je suis d’accord mais bon, ça a manqué clairement de générosité (la salle vide n’a pas aidé mais le service non plus), la  cliente d’à côté a eu droit à de smignardises et à des paroles du chef quand elle est partie alors que nous ni l’un ni l’autre (moi je dis pas mais Sophie, elle est influenceuse pour de vrai) donc bon…

45€ le menu plus un verre de vin à 14€ et un café à 7€ donc 66€ par personne, honnêtement, je vais ailleurs.

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