Dîner au Roca

A l’automne 2013 ouvrait Roca, un nouveau restaurant situé près de la place du Maréchal Juin dans le 17ème, donc à côté de chez moi. Gilles Pudlowski a rapidement chroniqué son repas là-bas, et grosso modo, le cuisinier étant le fils de Franz Olivier Giesbert, ça a un peu buzzé mais globalement, toutes les critiques étaient élogieuses.

Donc quand il s’est agit de trouver un restaurant pour aller dîner, et après avoir fait chou blanc chez Richer (qui est vraiment excellent soi dit en passant), nous nous sommes tournés vers Roca car au moins, nous allions pouvoir rentrer à pied après avoir dîné.

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Photo du site de l’Express

Ca tombe bien, on avait justement les tabourets à l’extrême gauche!

Alors comment dire, c’est effectivement très proche de chez nous, l’accueil téléphonique est proprement parfait (proche, chaleureux, gentil, facilitateur bref qui donne envie), le lieu est très beau avec des volumes un peu étranges (j’ai parcouru tout le restaurant avant de trouver les toilettes), une décoration un peu hipster dans le style de Bones ou de Septime mais nettement plus bourgeois 17ème-Villiers, une carte ramassée, en bref, ça s’annonçait plutôt très bien.

 

Entrée: 

(Je suis désolé, je n’ai pas pris de photos)

Il y avait le choix entre 4 entrées, une crème de persil (qui s’est avérée être au final une crème de panais ou de céleri rave avec du persil) avec des coques, un tartare veau harengs (j’ai peur), de la truite gravalax (j’aime pas la truite) et du foie gras (ouais bof).

Bon, la mort dans l’âme, j’ai pris la soupe qui était tout à fait honnête en terme de texture gourmande et de goût mais très honnêtement, je l’aurai oubliée dès demain. Le foie gras avec sa brioche semblait bon (surtout la brioche) mais je dois vous avouer que j’ai un peu de mal avec le concept du foie gras.

 

Plats: 

Plat du jour: Suprême de volaille avec des champignons et sinon à la carte, 3 plats: Lieu jaune avec une endive et une sauce chou-fleur cacahuète, de la Palette de cochon avec des épinards et du panais, ou du Pigeon (à 28€ quand même).

Le lieu était un peu trop cuit mais le chou fleur avec la cacahuète donnait un truc génial et même l’endive à côté n’était pas si mauvaise. Quant à la palette, très bonne, très croustillante, déjà mangée ailleurs cuisinée de la même façon donc rien de vraiment original mais pas si mal, le panais en purée d’accompagnement est à mon sens trop forte (je ne suis pas hyper fan de panais faut dire) et j’en ai proprement assez de ses virgules de purée mise à côté du plat, c’est tellement rabâché que c’est énervant.

A noter, les portions ne sont pas bien grandes et les accompagnements sont un peu chiches aussi. Si on est de bonne humeur, on se dit qu’on ne mange pas trop, ce qui est positif (personnellement, j’avais encore un peu faim), si on est objectif, on se dit que ça n’est pas très généreux et qu’on ne ressent pas grand’chose.

 

Dessert: 

Là aussi pas évident de trouver qqch qui a l’air bon. Une tarte au chocolat (j’aime pas vraiment le chocolat), un truc tapioca-coco mais avec de la glace au sésame noir et de l’espuma de matcha (j’aime pas le matcha), et un dessert à base de pamplemousse avec du petit suisse, du short bread et du citron.

Vaillant, je me décide à prendre le pamplemousse même si je crains un peu trop d’amertume. Pablo, quant à lui, joue la sécurité et prend du fromage (qui empeste d’ailleurs mais j’aime pas trop le fromage donc c’est peu-être moi qui suis bizarre…).

Bien m’en a pris de choisir ce dessert qui a rattrapé tout le reste du repas. Le pamplemousse est doux et rose, le petit suisse aérien apporte de la légèreté et du crémeux, on trouve également du croustillant avec le shortbread, l’acidité avec une mousse-gelée au citron et la sauce au caramel loin de venir jouer les trouble-fête, donne de l’allant à tout le dessert.

Là, c’est vraiment magnifique, je me régale et suis complètement convaincu de ce dessert (Pablo semble aimer le fromage lui aussi :p ).

 

Boissons: 

De l’eau filtrée et gazéifiée sur place: OK

Du vin espagnol Alabrino facturé 37€ (je ne qualifierais pas ça de raisonnable mais bon…)

RAS donc, c’est ce à quoi on s’attend pour ce type d’endroit.

 

Service: 

Extra, franchement c’est un des points forts du lieu, les gens sont hyper motivés et donnent envie, ce qui donne envie de pardonner le reste (parfois c’est un peu lent, parfois c’est un peu brouillon).

 

Conclusion: 

111€ à deux pour entrée plat dessert avec vin et eau, ça va.

J’aurais adoré me dire que nous avions enfin trouvé un restaurant extra à côté de la maison où nous pourrions retourner avec plaisir, délectation et impatience mais ça ne sera malheureusement pas le cas.

Alors, effectivement, ça n’est pas mauvais, mais il n’y a quasiment aucune chance pour que nous y revenions car  je ne vois pas vraiment la valeur ajoutée du lieu par rapport au reste de l’offre de restaurants à Paris (je sais, c’est un peu dur).

 

Détails pratiques: 

31 rue Guillaume Tell
Paris 17e
Tél. 01 47 64 86 04
Menus : 19 € (déj.)
Carte : 29-39 €
Fermeture hebdomadaire : Samedi, dimanche
Fermeture annuelle : Août
Métro(s) proche(s) : Péreire, Porte de Champerret
Site: www.rocaparis.com

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