Dîner au Septime

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Très jolie bouteille chez Septime

 

Petit article, tout à fait en retard, sur le dîner que nous avons fait au restaurant Septime en juin 2013 (et il faisait très très chaud).

L’occasion était plutôt belle car le service conciergerie de Visa Infinite m’avait trouvé une table au dernier moment (pour trois jours plus tard) et comme c’était l’anniversaire de Pablo, nous nous sommes laissés tentés! (oui, nous venions de faire La Grenouillère à la Madelaine sous Montreuil). 

Au niveau du système de réservation justement, les résas ne sont ouvertes que 15 jours avant la date (uniquement par téléhone à des horaires précis) + il semblerait qu’il existe une table par jour sur le site de La Fourchette, donc faites attention. D’autant plus que, dans mon cas, je n’ai jamais réussi à obtenir une table par ces deux biais pour le dîner et ça n’est qu’en passant par Visa Infinite et son service conciergerie que ça a fonctionné.

Je ne pense pas qu’ils aient des passe-droits et, à mon avis, ils ont simplement eu de la chance, mais le fait est là.

Morale de l’histoire: oui, c’est compliqué d’obtenir une table chez Septime mais en avoir une n’en est que meilleur. Personnellement, je pense que ce système de réservation est bien plus intelligent que de faire des réservations 6 mois à l’avance car cela implique davantage les clients dans leur acte de réserver et cela montre qu’on peut essayer de garder une certaine spontanéité dans sa fréquentation de restaurants. A ce titre, le Noma à Copenhague (1er restaurant du Monde selon le classement San Pellegrino 2011 et 2012) fait pareil avec un système de 2 mois à l’avance alors que El Celler de Can Roca pratique la réservation « Nous sommes complets jusqu’en février 2015 », ce qui a le don de m’énerver. Mais passons…

 

Septime c’est quoi?

Septime, pour faire très court, c’est bobo-hipster 🙂

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La salle et le personnel

Pour être plus précis, exhaustif et descriptif, le Septime est un restaurant, dont le chef est Bertrand Grebaut (apparemment ex-Alain Passard et ex-Agapé) situé Rue de Charonne mais plutôt vers la fin de la rue, dans un quartier où je ne vais personnellement jamais car j’habite vaguement à l’autre bout de Paris, et qu’il n’y a pas forcément grand’ chose justifiant le déplacement pour moi sinon.

La Carte se compose d’un menu imposé qui laisse le champs libre aux produits de saison et à l’inspiration du chef (55€ menu Carte Blanche au dîner). On vous demande naturellement si vous avez des allergies/intolérances (personnellement, je déteste le goût d’iode, je le trouve insupportable donc c’est pratique pour moi, j’ai toujours qqch à répondre). Je n’ai aucun problème avec ce système qui me paraît beaucoup plus proche du produit, de la saisonnalité et donc envoie un signal fort en terme de cohérence et de concept. Et puis, c’est la même chose pour les menus du jour de n’importe quel bistrot de France. Je pense que les critiques indiquant qu’on change de paradigme en inversant la position du choix intellectualisent beaucoup trop le propos et cherchent le conflit.

La salle est très lumineuse avec une cuisine ouverte, un décor industriel-bistrot, une décoration minimaliste limite scandinave et un magnifique escalier en métal au bout de la salle. Elle est vraiment très agréable et même si j’appréhendais un peu la situation de notre table (située justement sous l’escalier en métal), ça n’a pas du tout été un problème.

La clientèle est résolument internationale avec beaucoup d’anglo-saxons (apparemment Beyoncé et Jay-Z y sont allés lors de leur venue à Paris, ça ne doit pas être anodin) et je pense que comparativement, il y a très peu de locaux (et encore moins de gens du quartier à mon avis). CSP++ donc même si les prix ne sont pas réellement discriminants.

Au niveau des influences, on peut dire, sans trop se tromper, qu’on est dans la même famille de restaurants que le Chateaubriand de Inaki Aizpitarte (que j’adore) et que Bones de James Henry (que j’ai bien aimé aussi), vu qu’on a le même système de menu imposé, un peu le même décor, et une cuisine se faisant écho (comprendre, pas mal de cru, des jolies assiettes colorées, des produits de saison, une inspiration fusion, une suite de plats différents, enfin voir ci-dessous quoi!).

 

Chez Septime, on boit quoi?

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Carte des vins + Menu

Chez Septime, il y a beaucoup de vins naturels, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’endroits.

En ce qui me concerne, je ne comprends pas du tout pourquoi il y a une telle polémique sur les vins naturels car c’est simplement un désir de proposer qqch de différent et sans vouloir tomber dans le réflexe classique, ça me paraît un débat de l’arrière-garde contre les modernes (même si ce terme ne signifie rien).

Ne me souvenant malheureusement pas de ce que j’ai bu ce soir-là, je ne peux pas en dire grand’ chose (désolé).

 

Chez Septime, on mange quoi?

N’est-ce pas le plus important?

 

Poulpe & Asperges:

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L’entrée!

Alors, je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’adore le poulpe.

Il n’est pas si fréquent en France mais bien plus en Espagne ou au Japon où on le mange de manière plus habituelle. Ici, c’était tout simplement délicieux, très frais avec un poulpe parfaitement cuit et très tendre, qui se mariait très bien avec un jus d’herbes un peu acide et des asperges mi-cuites qui apportaient le croquant nécessaire à l’équilibre du plat.

Ca commence plutôt bien!

 

Salade oeuf cuit basse température et fromage bleu:

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La 2ème entrée!

S’en est suivie une somptueuse salade avec un jaune d’oeuf cru (j’adore le jaune d’oeuf cru) avec du fromage bleu saupoudrant le tout.

Je n’ai pas une passion pour le fromage en général, ni pour le bleu en particulier mais force est d’admettre que ce plat était également magnifique, tout en rondeur avec la touche de fromage apportant un peu d’aspérités.

Bref, j’ai adoré!

 

Bonite, chourave, rhubarbe:

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Le plat de poisson!

Un exercice cuit et cru avec du croquant, du mou et du poisson, qui ne m’a pourtant pas laissé un souvenir impérissable.

Les feuilles placées sur le dessus du plat amènent une vraie touche de couleur et font une assiette vraiment très esthétique mais pour moi, le goût n’était pas forcément là. Peut-être était-ce la faute du poisson, un peu trop dur. Ou bien, les deux plats précédents, qui m’avaient pas mal surpris, avaient placé la barre assez haut et ce plat, limite plus classique, m’a déçu…

 

Agneau de lait et aubergine:

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Le plat de viande!

Une combinaison pas évidente car l’agneau est facilement dur quand il est trop cuit et je ne l’aime pas cru et je ne suis pas fan d’aubergine.

Ici, manque de chance, l’aubergine n’était pas assez cuite à mon goût, ce qui la rendait un peu trop difficile à manger mais un vrai sans faute pour la poitrine posée à côté qui amenait un bon goût de gras (j’adore la poitrine!).

Là encore, ça n’a pas été un plat révolutionnaire par rapport à ce que nous avions connu sur les entrées (mais j’ai une vieille théorie basée sur mon expérience me laissant penser que les innovations se font sur les entrées beaucoup plus que sur les plats…).

 

Glace aux herbes:

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La glace 🙂

Une petite glace aux herbes en pré-dessert.

Là aussi, malheureusement, je ne me souviens de rien si ce n’est que je n’ai pas trop aimé. La faute sans doute à d’autres desserts (notamment du Chateaubriand ou de la Grenouillère) qui mélangeaient glace lactée avec des herbes de manière magistrale.

J’ai pas dû aimer les herbes utilisées en plus 🙂

 

Fraises, glace à l’oseille et meringue:

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Le dessert!

Alors, ça n’est pas pour faire mon blasé mais très honnêtement, pour le dessert et vu le niveau du restaurant (et même si nous étions en été), des fraises avec de la meringue, trois petites fleurs et une glace à l’oseille, ça m’a carrément frustré.

C’était plutôt bon avec des fraises pleines de saveur et une meringue et une glace de bon aloi mais pour moi, il n’y en avait pas assez!

Si on rajoute à ça que le dessert est le plat sur lequel se finit un repas, je trouve dommage de partir sur une note d’insatisfaction.

 

Conclusion: 

Dire que nous avons passé un mauvais moment Septime serait mentir, le restaurant est très beau, le service est chaleureux, souriant et aux petits soins, la cuisine est inventive et de très bonne facture, les prix ne sont pas si élevés et pourtant… il y a très peu de chances pour que j’y retourne.

Pourquoi?

Tout d’abord c’est loin de chez moi et le Septime ne m’a pas donné l’impression qu’il valait le déplacement (alors que je suis toujours très excité à l’idée d’aller au Chateaubriand ou au Bones). Néanmoins, très honnêtement, c’est un restaurant complètement dans l’air du temps et il faut le tester pour se faire une opinion.

 

Détails pratiques:

Restaurant SEPTIME

80, Rue de Charonne

75011 PARIS

Numéro de téléphone: 01 43 67 38 29

Site Internet (notamment pour réserver): http://www.septime-charonne.fr

Ouverture Fermeture: Fermé le samedi, le dimanche et le lundi midi!

 

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3 comments on «Dîner au Septime»

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