Dîner d’anniversaire à la Grenouillère

Même s’il ne s’agit pas stricto sensu de shopping, je vous parle là d’un vrai bon plan: la possibilité de manger dans le 54ème meilleur restaurant du Monde (classement San Pellegrino 2013, après une 70ème et qqs place l’année dernière et un prix du meilleur espoir), c’est-à-dire à La Grenouillère à La Madelaine (avec un « a ») sous Montreuil dans le Pas de Calais (62).

Petite précision tout d’abord (avant que l’on ne m’attaque sur le côté médiatico-bobo du classement San Pellergino), je ne crois pas forcément aux classements qu’il s’agisse du guide Michelin, du guide Gaul&Millau, et a fortiori de celui du magazine Restaurant, je précise donc que je ne crois pas béatement à ces classements et que j’essaie de garder un regard critique.

Néanmoins, c’est un bon moyen de garder un lien avec les dernières tendances culinaires et de parfois remettre certaines idées pré-conçues en place. Et niveau, coup de pied dans la fourmilière, je pense que le classement de San Pellegrino est plutôt bon!

 

Comme son nom l’indique, à la Grenouillère, il y a des grenouilles!

Mais trêve de bla-bla, nous nous trouvions donc dans la banlieue de Montreuil sur Mer pour fêter l’anniversaire de Pablo.

CARTE D’IDENTITE

Le chef est Alexandre Gauthier, il est jeune, brillant et tout à fait photogénique (ça aide quand même un peu avouons-le, regardez Joël Robuchon en comparaison).

Le restaurant est ancestral mais a été entièrement repensé pour créer un lieu global (hôtel + restaurant)  inséré dans son environnement (le marais de Montreuil). A noter que le chef a un autre établissement dédié à la rôtisserie à Montreuil-même (je ne l’ai pas testé mais il a l’air tout à fait intéressant).

Prix:

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Le Menu présenté sur feuille volante avec des annotations du chef: personnellement, j’aime bcp cet aspect non-institutionnel

Menu à 8 plats: 85€

Menu à 11 plats: 115€

Menu au déjeuner à 45€ avec des grenouilles

A la carte a priori entre 55€ et 85€

C’était la deuxième fois que nous nous rendions à La Grenouillère et nous en avions un excellent souvenir, il y avait donc une grosse pression (la réalité allait-elle être à la hauteur de nos souvenirs?).

 

AMUSE-BOUCHE:

Avant d’aller en salle, l’établissement propose de profiter du salon attenant décoré de mille et une grenouilles.

C’est un peu artificiel ce sas de décompression et pas forcément très confortable (les sièges sont pas tip-top, la salle est très mal sonorisée, ce qui fait qu’on a l’impression de crier dès qu’on dit quelque chose) mais au moins, ça permet de prendre possession des lieux (et de s’extasier devant la déco avec les grenouilles).

Ce jour-là, nous nous sommes laissés tenter par le cocktail du jour à base de champagne et de pêche de vigne, très bon et pas si ordinaire.

Ont accompagné ce cocktail, une multitude d’amuse-bouche plutôt très oubliables sauf le suivant:

– Oeuf de caille recouvert d’algues nori

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N’est-il pas mignon?

et présenté dans des algues Nori

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Le plat de présentation cachant l’oeuf

C’était vraiment très joli et plutôt très bon car les algues étaient grillées à la coréenne et donc avec du goût avec un oeuf mollet au milieu, bref, excellent.

Par ailleurs, nous avons également demandés, après avoir choisi le menu total à 115€, s’il était possible d’avoir le dessert meringue argousier que nous l’avions mangé la dernière fois dans sa version citron et qui nous avais laissé un souvenir inoubliable. Le serveur nous répond qu’ils vont faire quelque chose, nous sommes donc fort contents et pouvons  passer à la salle.

 

LA SALLE:

Alors la salle est plutôt minimaliste avec une cheminée brasero en son centre. Les tables sont très espacées les unes des autres, ce qui se fait rare. La première fois où nous y sommes allés (un samedi midi), il y avait même des tables vides, un comble selon moi pour un restaurant de cette qualité et à ce prix (si vous voulez avoir peur et vous énerver contre tant d’incompréhension et de mauvaise foi, vous pouvez aller lire les avis des gens sur Trip Advisor sur ce restaurant).

L’ambiance est très chaleureuse, décontractée et met à l’aise.

Le pain arrive rapidement et il est très bon (on en a mangé beaucoup, beaucoup) avec une baguette croustillante avec un bon goût de beurre et un pain de campagne amer ce qu’il faut.

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Le pain et le beurre qui sont tous les deux excellents!

 

ASPERGE VERTE, LOTTE 

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Graphique et crue, l’asperge verte était rafraichissante

Très bon mais peut-être un peu trop crue à mon goût (la passion pour les aliments crus se vérifiera par la suite mais de manière totalement extraordinaire), je me souviens essentiellement d’une texture plus que d’un goût… La lotte sous sa croûte d’asperge est très moelleuse et la vinaigrette au foie de lotte est nickel côté assaisonnement (et je n’aime pourtant pas le goût du foie de poisson)

Ou bien avais-je tout simplement manger trop d’asperges vertes crues à l’époque (car il me semble en avoir eu un peu marre des asperges vertes cet été…).

 

EMULSION DE BLANC D’OEUF ET COUTEAU

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On commence le déstructuré

Je n’ai personnellement aucun a priori contre les couteaux, ce qui n’était pas le cas de mon commensal. Pour lui, les couteaux sont clairement des aliments de basse catégorie et il est presque inadmissible de les servir dans un restaurant. Selon moi, c’est tout le principe de la cuisine depuis la Nouvelle Cuisine, de redonner des titres de noblesse aux pièces les moins chères (et de dégager davantage de profit oui aussi, évidemment) en s’échappant de la lutte des classes en cuisine (ça nous évitera, par la même occasion, de manger du homard avec une sauce au foie gras et du caviar par dessus).

Donc pour l’émulsion de blanc d’oeuf et couteau, nous l’avions déjà mangée la première fois et pour moi, ça se confirme, c’est délicieux! Les blancs d’oeufs ont un léger goût de lard, le couteau est cru ou cuit basse température et le tout à un bel équilibre et une texture un peu dégoulinante pas désagréable du tout (pour moi car Pablo n’a pas vraiment aimé).

 

ASPERGE VERTE ET CEBETTE

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Mais qu’est-ce que c’est?

Alors c’est bien triste à dire, mais je ne me souviens de quasiment de rien de ce plat mis à part que je l’ai trouvé un peu trop vinaigré (et pourtant j’adore le vinaigre) et trop cru (cf. plus haut)…

J’adore faire ce test en fin de compte, me demander de quels plats je me souviens dans les restaurants où je suis allé et me rendre compte que malgré les excellentes expériences gustatives passées, la moulinette de la mémoire modifie tout profondément et je n’ai plus, au final, que des souvenirs fugaces et peu de réminiscences gustatives (j’en suis le premier désolé mais ça permet de faire le tri).

 

SEICHE ET PETIT POIS

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Là, ça envoie du lourd

Premier plat réellement chaud (et ça commençait à me manquer en fin de compte): un poisson blanc (je ne sais malheureusement plus lequel) avec une émulsion d’oseille et des fèves. Hahaha après avoir vérifié il s’agit donc de seiche et de petit pois, j’avais tout faux! 🙂

C’était délicieux, la seiche très bien cuite (j’adore la seiche à la base donc j’étais ravi), l’émulsion verte fraîche et végétal qui rafraîchit le tout et les petit pois croquants qui amènent un peu de croustillant.

Une grande réussite.

 

SAINT PIERRE ET EPINARD FUME

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Saint Pierre et épinards fumés

 

Oh là là, encore un plat dont je ne me souviens absolument pas si ce n’est que la poisson était un peu mou. Pour ce qui est des épinards, euh… je ne suis pas fan du goût fumé à la base et comme il accentue encore davantage l’amertume des épinards… comment dire, rien de transcendant.

Tout à fait oubliable donc.

 

ASPERGE BLANCHE, CABILLAUD ET COLZA

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Splendide asperge blanche!

Voilà donc l’un des deux plats présents dans le menu à 115€ et qui n’était pas dans le menu à 85€. Nous étions en juin et c’était donc encore la saison de l’asperge blanche. Car même si l’asperge verte est saisonnière, on a tendance à en trouver toute l’année des spécimens plus ou moins bons, ce qui n’est pas encore trop le cas de l’asperge blanche, il y avait donc un sentiment premium 🙂

L’asperge blanche est présentée ici mi-cuite (mais l’équilibre entre le croquant de l’asperge encore un peu crue et celle de la partie cuite était parfait) avec toujours cette touche végétale qui donne de la fraîcheur en bouche et du croquant.

Une vraie belle idée, bien exécutée et la conviction qu’on serait passés à côté de quelque chose si nous n’avions pas eu ce plat.

 

RAVIOLI AU PERSIL

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Mais qu’est-ce donc?

On ne voit malheureusement pas grand chose de ce petit bois d’herbes qui cachait un coussin-ravioli avec une pâte au persil et un intérieur fondant de beurre dans mes souvenirs.

J’adore la manière qu’a Alexandre Gauthier de jouer avec les aliments et de récréer un paysage naturel ou végétal dans ses plats. Certains y voient peut-être un cache-misère (à la Jamie Oliver qui dit « quand c’est moche, recouvrer d’épices, de cacao en poudre, de crème fouettée ou de n’importe quoi », là, ça me donne envie de hurler) et je pense simplement qu’ils n’ont pas la sensibilité nécessaire pour voir ce que le chef veut exprimer (il n’y a qu’à voir les commentaires de certains sur Trip Advisor pour s’en assurer, c’est incroyable de haine et de bêtise, je sais je radote).

 

Pour en revenir à ce ravioli en forme de coussin, c’était magistral selon moi. Le goût n’était pas trop fort, mais les textures, l’intérieur du ravioli très coulant, le croquant des herbes par dessus, la texture douce et mousseuse du ravioli, bref, une grande réussite selon moi.

 

HOMARD GENIEVRE

Deuxième plat uniquement présent dans le menu à 115€.

La surprise avait été un peu éventée par la table d’à côté qui l’avait mangé un peu avant nous (suis-je le seul à me mettre la pression de rester au restaurant plus longtemps que la table d’à côté si cette dernière est arrivé en même temps?).

Des branches de genèvrier arrivent donc sur la table en feu, ce qui dégage une odeur magnifique ainsi (avouons-le) qu’un peu de fumée. On est pas forcément très éloigné (dans l’absolu) de ce que peut faire René Redzepi au Noma en terme de mise en scène mais dans une perspective très différente ici.

Et lorsque l’on enlève le branchage supérieur…

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Il faut se dire que les branches arrivent encore en train de brûler (et ça sent très bon le genévrier)

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Et une fois le branchage de braise ôté, on voit apparaître le homard! (et ça sent toujours très très bon)

Désolé pour la deuxième photo un peu sombre…

 

Il y a donc un morceau tout à fait honorable de homard qui doit se manger avec les doigts (les couverts sont enlevés à ce moment, et les serveurs apportent des rince-doigts). Je ne suis pas vraiment fan de homard car je trouve cet aliment trop fade pour faire qqch d’inoubliable mais là, je dois dire, que derrière la mise en scène (feu + branches + rince-doigts), le spectacle est là et le goût suit.

L’apport du genèvrier est fantastique et on se dit, encore une fois, qu’on serait vraiment passés à côté de qqch d’impressionnant, si nous n’avions pas eu ce plat (et là, j’ai une pensée émue pour la table de notable qui ont commandé à la carte les plats les plus traditionnels du menu, ce que j’ai trouvé très dommage pour eux).

 

AGNEAU POIREAU GRILLE

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Le seul et unique plat de viande! 🙂

Plat tout à fait classique, carré d’agneau avec poireau grillé.

Très bien exécuté néanmoins car l’agneau était très bien cuit (je n’aime pas du tout cette mode de l’agneau trop rosé) et le poireau n’était pas brûlé (pour rappel, la Grenouillère est connue également pour l’un de ses plats la St Jacques brûlée, que je trouve, personnellement, pas très très bonne (idem au Noma, ils brûlent pas mal de trucs et c’est juste pas bon) mais simplement grillé. (pour info, le plat se trouve ici: http://www.pinterest.com/pin/140174607121830777/)

Très bon et au final, bien agréable d’avoir un peu de viande après tant de mer.

 

INTERMEDE: MIEL

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Fin du salé, début du sucré!

En guise de transition entre le salé et le sucré, la Grenouillère propose (et cela est une constante chez eux semble-t-il car tous les blogs en parlent et nous y avions déjà eu droit lors de notre première visite) des rayons de miel (j’ai des doutes sur la pertinence du mot, j’ai l’impression qu’on en utilise un autre…)!

Alors, çà n’est pas pour frimer mais nous en avions tous les matins dans notre hôtel de Dubai donc avoir des rayons de miel ne nous a pas surpris plus que ça, même si c’est effectivement assez rare en France.

Dans tous les cas, c’est extrêmement bienvenu car j’adore ça. Le miel n’était pas torp sucré, on voyait bien que l’intention était de créer un peu de fraîcheur en bouche tout en faisant découvrir le terroir autour du restaurant.

Une grande réussite donc (et puis, j’aime toujours autant ces cuillères à soupe en argent courbée pour présenter des plats).

 

POMME DE TERRE  FRAISES

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Avant…

 

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Et après!

 

Premier dessert étonnant par son intitulé et la promesse d’une pomme de terre.

Au final, la forme de la coque rappelle effectivement la pomme de terre, la texture du ketchup de fraise rappelle celle du ketchup (elle était dure à trouver celle-là) qu’on sert avec les frites (étonnant dans le Nord où l’on sert davantage les frites avec de la mayonnaise).

Sorti de ça, je veux bien qu’il y ait un peu de fécule de pomme de terre mais ça avait davantage le goût de riz au lait (on ne perdait pas au change selon moi)!

C’était, en effet, fantastique. J’ai vraiment adoré ce dessert. La coque était croquante, l’intérieur fondant, le tout n’était pas trop sucré, bref, une réussite indéniable, j’en aurais même bien mangé deux si on avait eu encore faim (mais on commençait à caler…).

 

BULLE DU MARAIS

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N’est-elle pas magnifique cette bulle?

On remarque souvent que les desserts sont bâclés dans les restaurants car les chefs ne savent pas en faire, et n’y portent que peu d’intérêt. Donc soit c’est sous-traité dans la cuisine à qqn d’embauché exprès, soit c’est moyen.

ici, je ne sais pas si Alexandre Gauthier est inspiré lui-même ou bien s’il délègue mais il faut admettre que c’est magistral.

Cette bulle du marais représente tout ce que j’adore en pâtisserie:

– Du croquant (la bulle est en sucre)

– De l’acide (le blanc à l’intérieur est entre la crème et la yaourt)

– Du moelleux (toujours cette crème blanche)

– De la surprise (la touche végétale avec les herbes qui amènent parfois du piquant, parfois du doux, parfois de la fraîcheur)

Et le tout pas trop sucré. La Bulle du Marais est donc un dessert vraiment inoubliable. Ca m’a un peu rappelé un dessert au lait ribot du Chateaubriand servi avec des herbes et du beurre noisette que j’avais adoré, mais ici c’est bien plus raffiné (on peut en trouver une photo ici: http://www.pinterest.com/pin/140174607123234229/).

A ce moment-là, nous n’avions clairement plus faim du tout mais la fraîcheur du dessert à fait passer le tout sans problèmes.

 

CACAO CERFEUIL

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Désolé pour la photo où l’on ne voit pas grand-chose

Ca ne se voit pas clairement mais le dessert cacao-cerfeuil est l’espèce de mini-arbre au milieu des deux assiettes. Que dire… Euh, en fin de compte, je ne me souviens de quasiment rien sur ce dessert. Si on ajoute à cela, le fait que je ne suis pas fan de chocolat (et donc pas forcément à même de comprendre les subtilités de l’association avec le cerfeuil), mon avis n’aurait, de toutes les manières, pas était très averti! 🙂

 

BONUS: MERINGUE ARGOUSIER

Lors de notre premier passage à la Grenouillère, un dessert nous avait fait grande impression, il s’agissait du Citron, meringue, marjolaine.

Là c’est la même chose mais avec de l’argousier (donc c’est orange au lieu d’être jaune).

Délicieux comme la première fois (même si nous étions proches de l’explosion au niveau des portions) avec une présentation du dessert que je trouve magnifique. Ces petits arbrisseaux de meringue plantés dans une crème à l’argousier, c’est tout simplement splendide (et en plus c’était gratuit! héhéhé).

Voici la version citron: http://www.pinterest.com/pin/140174607121830787/

 

LE VIN

Le sommelier était très sympathique et même si la carte des vins, comme souvent, est immense, il y avait quelques producteurs que nous connaissions, ce qui nous a permis de choisir qqch d’abordable et de bon, à savoir un Anjou de chez Mosse plutôt doux et fruité, qui a été parfait du début à la fin!

 

LA VAISSELLE

Il serait tout à fait condamnable de ne pas mentionner la qualité des assiettes qui font partie intégrale de l’expérience. Ces dernières sont de véritables oeuvres d’art à la fois brutes et raffinées, tout à fait dans l’esprit de la cuisine.

C’est extrêmement cohérent dans son ensemble, ce qui n’est qu’un gage de qualité et de réflexion.

 

CONCLUSION:

Je pense très honnêtement que notre deuxième passage à la Grenouillère a été meilleur que le premier (même si je boudais à moitié au début).

Que dire en résumé?

La cuisine est innovante et pas qu’un peu (dans la lignée, à mon sens de René Redzepi ou du Chateaubriand, car je n’ai pas encore goûte à In de Wulf en Belgiuqe qui est semble-t-il assez proche également), ce qui peut dérouter certains qui sont trop attachés à la cuisine traditionnelle.

Néanmoins, je suis totalement convaincu par la démarche artistique d’Alexandre Gauthier qui propose qqch de complètement cohérent et global, de l’entrée au dessert en comptant la salle et le service.

Ajoutons à cela qu’il n’est pas nécessaire de réserver deux mois à l’avance (à la limite c’est plus compliqué d’avoir une chambre à l’hôtel qu’une place au restaurant), un service sans faute, proche, professionnel (pas du tout guindés, narcissiques et condescendants comme peuvent l’être certains) et une mise en scène du repas qui est vraiment une expérience inoubliable.

Est-ce que ça vaut le coup niveau prix? Sans aucun doute, je n’ai pas souvenir d’avoir payé aussi peu pour une prestation de cette qualité. Le seul défaut est l’accessibilité de la Madelaine sous Montreuil et de Montreuil sur mer en général un peu éloignés de tout.

j’ai déjà hâte d’y retourner!

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Je récupère toujours un menu des restaurants où je vais en guise de souvenir!

 

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7 comments on «Dîner d’anniversaire à la Grenouillère»

  1. n’ayant pas d’Anjou et encore moins de chez Mosse , je me suis ouvert une San Miguel au citron à 0% pour accompagner cette dégustation virtuelle , le mélange était osé, je l’avoue .
    Bravo pour l’exercice.

    • Eh bien au risque de te décevoir, tu as justement 3 magnums d’Anjou de chez Mosse dans la cave à vins! 🙂 (nous avons déjà bu le 4ème)
      Mais la San Miguel 0° au citron, c’est un très bon choix aussi!

    • C’est surtout aller à la Madelaine sous Montreuil qui est le plus difficile, après, c’est plus facile.
      Tu crois que je devrais mettre un sous-titre du style « The glamourous fashion and food blog »? 😉

  2. Décidément, tu as un truc avec les bouchées minimalistes.

    Personnellement j’aurais été désappointée par cette ronde de mises en bouche et d’entrée extre petite.

    Mais en ce qui concerne les plats (et surtout les dessert) j’en ai l’eau à la bouche !

    • Ah les desserts étaient mythiques!
      Et au niveau de la bouffe, je dirais, qu’il faut bien que nous ayons des points de divergence et de conflit, sinon, ça serait effrayant 🙂

      En plus, ça faisait pas si minimaliste que ça, à la rigueur, je trouve cette mode du plat qui n’occupe que 15% de l’assiette un peu ridicule et trop présente ici…

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