Shoesing épisode 2: Richelieu Prada noires

Tout d’abord, je tiens à m’excuser car apparemment on ne dit pas shoe-dressing mais shoesing, d’où le titre de l’article qui a été changé pour cet épisode 2. Personnellement, je ne pense  avoir jamais entendu l’un, ou l’autre (j’ai un gros doute de syntaxe sur cette phrase tout à coup), donc j’utilise les deux termes, ça sera plus simple.

Pour revenir à nos moutons, j’ai commencé cette série avec ma dernière paire de chaussures achetée, à savoir des bottines en daim violet Yves Saint Laurent, pour l’épisode 2, je vais donc revenir sur ma première paire de chaussures de luxe, à savoir une paire de Richelieu Prada noires achetées en Soldes à Londres dans le magasin d’Oxford Street à l’hiver 2002 grâce au remboursement de mon dépôt de garantie de ma chambre louée pendant mon Erasmus.

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Les voilà!

 

Alors oui, cela va faire près de 12 ans que je les ai et que je les mets fréquemment!

Pourquoi je les ai achetées?

Alors, comme dit précédemment, jusqu’à cette date fatidique d’hiver 2002, je n’avais quasiment jamais acheté de chaussures à plus de 400FF (60€ pour ceux qui ne sont pas aussi vieux que moi) car je ne voyais clairement pas la différence entre des chaussures à 200FF et des chaussures à 2.000FF.

Ce jour-là, j’avais donc fini mon semestre d’études et étais revenu en France mais m’étais retrouvé avec une somme d’argent conséquente en livres sterling suite au remboursement de mon dépôt de garantie. Je me suis donc dit plutôt que de perdre 2% en changeant mes £ en €, autant tout dépenser pendant les Soldes (le raisonnement est un peu bancal, je le concède)!

Me voici donc parti le premier jour des Soldes pour un aller-et-retour en Eurostar dans la journée (à l’époque, il y avait des tarifs spécifiques pour les allers-et-retours en une journée genre 70€ pour les week-ends et jours fériés) dans la Mecque du shopping et de la queue devant les magasins (celle devant Gucci était vraiment impressionnante). Pour le choix de Prada, ma foi, il s’est fait de manière assez ambivalente. Je n’ai jamais eu une passion dévorante pour Prada à cause de leur image trop intellectuelle et pas assez sensuelle. Je trouve également que l’identité olfactive des magasins est franchement à revoir (j’ai toujours trouvé que ça sentait le pipi de chat), je n’aime pas le toucher de leur cuir, c’est trop minimaliste pour moi, bref, j’aime pas trop mais en même temps, je sais bien que c’est globalement intemporel les basiques de chez Prada.

Donc me voilà dans le magasin en train de regarder les chaussures. A l’époque, tout était à -50% (aujourd’hui, on est plutôt à -30% pour les chaussures) et il y avait justement une paire hyper classique de Richelieu à bout rond il me semble à 125£ (ce qui n’est pas très cher, on sera tous d’accord là-dessus) au lieu de 250£, qui était à ma taille…

Après avoir hésité deux secondes et demi à prendre les embouchoirs assortis (j’adore les embouchoirs Prada en revanche, je les trouve vraiment très beaux) finalement bien trop chers, je passe en caisse et me voilà avec ma première paire de jolies chaussures de luxe.

Mais ça ne s’est bien sûr pas arrêté là car l’aventure ne faisait que commencer!

 

Comment porte-t-on des Richelieu Prada noires classiques? 

Déjà, il faut savoir que des chaussures classiques business en cuir qui coûtent cher avec des semelles qui ne sont pas en caoutchouc, ça fait mal aux pieds.

Le vendeur m’avait d’ailleurs prévenu « Vous aurez mal aux pieds, un ou deux ans avec celles-ci ». C’est quand même fantastique de se dire qu’on achète qqch de beaucoup plus cher pour avoir en plus mal aux pieds pendants genre deux ans et que, naturellement, il est interdit de les mettre trop souvent et en aucun cas deux jours de suite pour ne pas épuiser le cuir.

S’en sont suivis des années un peu difficiles car les chaussures étaient vraiment très raides et me faisaient un mal de chien (avec option ampoules sur les orteils sur les deux pieds) quand je les mettais. Autant vous dire, que je ne les mettais pas souvent (mais j’avais consciencieusement mis des semelles TOPI, un patin en fer au bout et des embouchoirs classiques).

Mis à part ce problème, et même si le bout rond n’est pas forcément toujours tendance (rappelez-vous de cette mode des bouts hyper pointus), ces Prada sont hyper faciles à assortir avec une tenue business ou une tenue plus casual.

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Voilà donc le bout rond!

 

Entretien: 

Très honnêtement, quand je viens de les cirer et de les nettoyer, elles sont aussi belles qu’au premier jour même si je les ai achetées il y a 12 ans et rien que ça, c’est un bonheur.

Niveau entretien proprement dit, j’ai changé les lacets je pense 3-4 fois en tout, changé les semelles 3 fois et fait renforcer la doublure intérieure qui commençait à être attaquée par la forme de mon pied. Pour l’entretien régulier, je me contente d’un brossage toutes les 3-4 utilisations, avec nettoyage et crème tous les genre 5-6 mois (ce qui est peu je le concède, mais je préfère ne pas vous cacher la vérité de mon implication).

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On voir bien les fissures provoquées par l’usure sur le côté extérieur gauche. Le problème a été entièrement résolu par le cordonnier

Ca a été vraiment une belle surprise de savoir qu’un bon cordonnier pouvait facilement renforcer la doublure intérieure car je m’étais plus ou moins résigné à ne plus les mettre et à attendre que mon pied finisse de déformer complètement la chaussure. Donc ne faites pas comme moi et prenez les devants!

 

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Ici, il y a une rayure faite dans mon ancienne voiture au niveau de la pédale d’accélérateur, j’en étais malade quand je m’en suis aperçu (mais au final, ça se camoufle plutôt bien avec du cirage)

Pour la rayure, honnêtement, c’est un apprentissage permanent de sagesse car ça continue de me frustrer (mais je dois être le seul à la voir cette rayure)

 

Conclusion: 

J’ai très sincèrement totalement oublié mes deux premières années de souffrance (disons que c’était plutôt 4 en définitive, donc tenez-le vous pour dit) et je profite avec passion et totale dévotion de mes Richelieu Prada. Mine de rien, j’ai toujours profondément ancré en moi la certitude que les chaussures de luxe montrent leur valeur ajoutée (et donc le prix que l’on paie en plus) bien sûr par les finitions et la qualité des matières utilisées (qui peuvent être parfois plus fragiles donc c’est pas toujours du win win mais plutôt du lose on paie plus cher et lose encore, les chaussures craignent la pluie, le soleil et la sécheresse) mais aussi par la durée de vie et au final, là, sur douze ans mes chaussures sont vraiment toujours aussi belles (les photos ne leur rendent pas hommage, je dois le dire) et désormais bien plus souples et surtout elles peuvent être réparées et entretenues pour pouvoir continuer à vivre.

Donc foncez, ça vaut le coup!

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8 comments on «Shoesing épisode 2: Richelieu Prada noires»

  1. Au final, 125£ sur 12 ans d’utilisation tes chaussures ne t’auront coûté que 10£. Allez si on rajoute l’entretien 15£ par an, au final le rendement est quand même plutôt bon. Sachant que des chaussures Zara coûtent 30£ et ne tiennent pas plus de deux saisons.

    • Non mais tu as tout à fait raison.
      D’ailleurs je les entretiens de manière plutôt correcte mes chaussures habituellement.
      Je vais reprendre des photos quand elles seront nickel!

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